Conférences

D’éminents chercheurs comme Patrice Flichy (France), Hugo Letiche (Pays-Bas), Derrick De Kerhove (Canada) ou encore Don Foresta (France) ont participé aux conférences en 2009.

Lundi 23 Mars – *Cracher dans la soupe* – Théâtre de l’Agora- à 19h
Hugo Letiche

Professeur titulaire de la chaire meaning in organizations à l’Université pour des études humanistes, Utrecht, Pays-Bas. Après des études dans les univer- sités de Chicago, de Leiden et d’Amsterdam en humanités et en psychologie, il a enseigné dans les universités de Lancaster, de Keele et de Rotterdam. Aujourd’hui ses recherches portent notamment sur l’esthétique, la philosophie des organisations, l’ethnographie des pratiques managériales et la théorie de la complexité.

Mardi 24 Mars – *Le Web 2.0* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 10h
Patrice Flichy

Après avoir rappelé les deux fonctions de l’imaginaire technique : rompre avec les dispositifs existants et mobiliser les différents acteurs (ingénieurs, médias, utilisateurs…) autour de la nouvelle technologie, Patrice Flichy se demandera si le web 2.0 apporte une nouvelle vision d’Internet ou au contraire se situe dans la ligne des premières conceptions du réseau des réseaux.

Mardi 24 Mars – *Artistes numériques : tradition et nouveaux espaces de communication* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 11h30
Don Foresta

Les artistes travaillant avec les nouvelles technologies ne perpétuent pas sim- plement la tradition de la créativité artistique mais participent également à la construction du nouvel espace de communication.

Mardi 24 Mars – *Regards imaginants sur les technologies numériques* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 14h

Ivaylo Dimitrov
The ‘Chinaman of Königsberg’ and the Avatarien Imagination Cette communication est une tentative d’interpréter le phénomène du monde virtuel à travers le grand et varié champ des notions philosophiques de l’imagination, formées par « l’inclassable ornithorynque » Kantien.  Cet présentation est une projection tangible d’une critique conçue sur la production d’une matrice moderne.

Jean-Paul Margnac
Vers l’hybridation image fixe/ image animée Toute évolution technologique recèle un potentiel esthétique que, tôt ou tard, les artistes sauront s’approprier. Dans cette communication, nous nous interrogeons sur les conséquences esthétiques de l’apparition de produits produits hybrides de l’image numérique. En effet, les boitiers photographiques haut de gamme incorporent désormais des fonctions évoluées de prise de vue (vidéo HD) et les téléviseurs à larges écrans plats, déploient des fonctions de super cadres photo. Nous nous efforcerons d’anticiper sur les potentialités esthétiques de cette hybridation en proposant aux artistes numériques une sorte de  » Dogme95″ de cette nouvelle donne technologique.

Annemiek Tuinhof de Moed
Role Play Annemiek Tuinhof de Moed croit au pouvoir de l’imagination pour l’humanisation. Elle porte la perception comme point de départ de l’action, de la réaction, de l’intervention et par extension de vivre notre vie. Autour du jeu de rôle et de la place des technologies numériques, on se demande ici si nous sommes capable de nous adapter directement aux les nouvelles technologies ou avons nous besoin de développer notre imagination pour jouer  à ce type de jeux.

Sigolène Valax
Nombres, abstraction, sensualité: Autour du travail d’Anne-Sarah Le Meur, Œil-océan Voir l’invisible, toucher l’immatériel, sentir la fragilité des calculs programmatiques autant d’oxymores qui révèlent les variations troublantes de l’oeuvre d’Anne-Sarah Le Meur. Jouant sur la transformation et l’émoi, elle nous amène à dépasser nos propres limites, et nous invite à rêver des espaces poétiques, insaisissables et surprenants. Cette courte présentation mettra en lumière le travail d’une artiste pionnière de l’art 3D génératif et de ses images de synthèse imprégnées d’une énergie vibrante et dépouillée.

Mardi 24 Mars – *Les arts de l’imaginaire* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 11 – 14h
Président de séance : Madeleine Besson

Michel Lavigne
Les voies de l’imaginaire, de la peinture au numérique A partir de la numérisation des tableaux d’une artiste peintre, Michel Lavigne développe des expérimentations multimédia qui sont l’occasion d’interroger l’image numérique dans ses potentialités : animation, interactivité, automatisme, connectivité…, dans les changements induits, dans la position de l’auteur et du spectateur/acteur et dans les conditions de l’ émergence de l’oeuvre. Les expérimentations sont consultable sur le site : http://www>pigpix.org

Olivier Perriquet
Rationnalisation et mise en scène Il expose les problématiques liées au disign d’une installation artistique utilisant une technologie de capture de mouvement et reconstruction 3D en temp réel, qui a demandé le concours d’un laboratoire de recherche scientifique. En exposant les visées artistiques, celles dont il est l’auteur, sa présentation met probablement en perspective une différence d’approche entre la vision scientifique d’une part, et artistique d’autre part, sur une même technologie. La question s’ouvre en un débat à la lumière des expérience variées de l’auditoire sur les rapports qu’entretiennent ces deux démarches. Complement d’information sur : http://cesium-133.net/equilibre.html et http://www.interstices.info/prend-appui

Guillaume Loizillon
L’imaginaire musical dans l’art numérique: la synthèse sonore comme exemple La création sonore et musicale électronique fonctionne sur un certains nombre de modèles. Ceux-ci se développent au sein du numérique selon des représentations et des langages spécifiques. Cet exposé vise à dévellopper certains exemples de création sonores avec les moyens de la synthèse.

Anne-Laure George Molland
L’imaginaire des auteurs-réalisateurs à l’épreuve des processus de créations numériques L’imaginaire des auteurs-réalisateurs à l’épreuve des processus de création numérique. On s’intéresse ici à la perception des technologies numériques par les auteurs-réalisateurs , et plus précisement sur la manière  dont ces procédés peuvent, en pratique, danns le contexte de la production d’un film en images de synthèse, venir à l’encontre de l’approche artistique. Quelles méthodologies peut-on alors envisager pour parvenir à s’adapter plus facilement à la démarche créative d’un réalisateur?

Mercredi 25 Mars – *Machine désir & invention* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 10h
Manola Antonioli

Dans le cadre d’une réflexion sur L’imaginaire et les technologies numéri- ques, cette communication sera axée sur une relecture de Bilan-programme pour machines désirantes, que Gilles Deleuze et Félix Guattari ont publié pour la première fois dans la revue Minuit en 1973.

Mercredi 25 Mars – *Ecriture, sens et imaginaires* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 14h
Président de séance: Ramanou Kouféridi

Máximo Thiago A.
Quand la page incarne l’écran…

Antoine Moreau
L’infini numérique

Philippe Mairesse & Jean-Yves Le Moine
Les discontinuités narratives comme accès à une esthétique de soi Dès le Moyen Age les Chanson de Geste mettent en place un système de narration fondé sur la multiplication, les discontinuités et l’adhésion à une réalité au-delà du véridique. Les modes de récits quotidiens ou fictionnels contemporains renouent avec les même fonctions archétypales, et permettent une exploration de soi par le dehors plus que par introspection

Yannick Fronda & Hélène Mugnier
Tisser l’art et le social en environnement urbain difficile à l’aide de technologies numériques La photographe Isabelle Tardiglio, habitante de la cité d’Empalot, dans la banlieue toulousaine, s’étonnait du manque de lien social avec ses voisins. Aussi, pour « Faire vivre l’art dans les quartiers » décide t-elle au début des années 2000 de les photographier puis d’exposer leurs portraits géants sur les murs gris de la Cité. Depuis, elle invite chaque année un artiste en résidence à imaginer et co-produire une oeuvre collective. En 2005, Nicolas Simarik a imaginé un catalogue de vente par correspondance entièrement conçue et réalisé par les voisins d’Isabelle. « La Déroute », pastiche de l’enseigne de vente par correspondance « La Redoute », se présente exactement comme son modèle,  à ceci près que les mannequins sont des banlieusards toulousains, les prix sont transformés en heure de prise de vue, etc. Ce catalogue- oeuvres d’art, décomposant un support populaire et familier, est voué a brouiller les repères traditionnels de ses acheteurs. Au-delà, c’est la question du rôle de l’art dans des lieux économiquement et socialement délaissés qui se pose. La présentation, sous forme multimedia, associe textes, photographies et musiques de jazz contemporain.

Jeudi 26 Mars – *Prospectic* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 10h
Jean-Michel Cornu

À partir des sciences cognitives, de l’anthropologie et l’histoire, seront recher- chées les raisons pour lesquelles nous avons du mal à sortir des conflits d’in- térêt autrement que par le rapport de force. Seront analysées les raisons qui font de nous des êtres en hominescence (suivant le terme de Michel Serres), ayant évolué sur certains domaines et pas dans d’autres. Ce déséquilibre est probablement la source de beaucoup de nos maux.

Jeudi 26 Mars – *Que nous disent les images qui ne sont pas ancrée par des mots?* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 11h30
Moriceau, Paes, Bragança de Moura

Que veut dire une image qui n’est pas ancrée par des mots? «Une image, ça ne dit rien. Une image est un mirage emmure, un paysage en cage. Une image, c’est une forêt de points sans « i », bordés par des marges. L’image mange la magie des images dans les mots.» Cette intervention allie confrontations et performances de trois points de vue sur l’interprétation des images numériques.

Jeudi 26 Mars – *Votre dessin animé en quatre clics* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 12h15
Françoise Prêteux

Depuis le célèbre « dessine-moi un mouton » du Petit Prince, le dessin animé s’est approprié l’ordinateur. Cette intervention est l’occasion de découvrir comment, à partir de 3 ou 4 croquis dessinés sur  papier, un personnage prend forme en 3D , puis comment il s’anime pour vivre sous vos yeux ! Maillages 3D, poses-clés, squelette, interpolation, déformation et standard MPEG-4 livre leurs secrets dans cette présentation.

Jeudi 26 Mars – *McLuhan aujourd’hui* – Télécom Management SudParis Amphithéâtre 10 – 14h
Derrick de Kerckhove

Né en 1944 en Belgique De Kerckhove est naturalisé Canadien. De Kerckhove obtient son Ph. D. à l’université de Toronto en 1975 et un doctorat de 3e cycle en Sociologie de l’art à l’Université de Tours en 1979. Il est directeur du pro- gramme McLuhan Culture and Technology et professeur de littérature fran- çaise à l’Université de Toronto. Dès 1968, il a travaillé avec Marshall McLuhan, dont il a été l’assistant, le traducteur et le co-auteur pendant une décennie. De Kerckhove a écrit plusieurs livres concernant les nouvelles réalités causées par des technologies et nouveaux médias et leur impact sur la physiologie de la cognition humaine, la culture, les pratiques et le marché économique. Selon De Kerckhove, « la perception n’est pas le constat d’une réalité objective, elle est la négociation d’une présence au monde » (Libération, 29 septembre 2001), son idée étant que l’intelligence connective est une spécialisation de la cognition humaine.

Jeudi 26 Mars – *Nouvelles formes, nouveaux imaginaires* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 10 – 15h
Président de séance : Marcel Desvergne

Hervé Zénouda & Frank Renucci
De l’intelligence artificielle à l’inconscient artificiel : l’objet petit a, une exposition d’Antoine Schmitt Au printemps 2008, Antoine Schmitt présenté à Paris sa première exposition personnelle intitulée;  » Objet petit a ». Sous ce titre énigmatique faisant directement appel a la théorie psychanalytique Lacanienne, l’artiste proposa une série d’oeuvres comportementales invitant le public a une expérience communicationnelle avec un programme informatique.

Xavier Lambert
Vanité à l’orang-Outan A partir de l’analyse d’une oeuvre constituée par un dispositif vidéo à séquence aléatoire, le propos de cette communication vise à analyser la façon dont le paradigme cybernétique peut contribuer à définir de nouveaux possibles dans l’énoncé de la fiction. Le « piochage » aléatoire que permet le dispositif numérique à partir d’une banque de données de séquences vidéos suscite chez le spectateur une construction narrative par associations sémantiques impromptues. Le traitement des séquences et leur contextualisation donne lieu à une polysémie qui, du fait du dispositif aléatoire conduit a une polynarrativité.

Grégoire Zabé
Sharedscapes : points de vue sur les paysages Présentation du projet web3d sharedscapes.net. Sharedscapes est un espace/ sculpture en 3d temps réel sur internet, qui se nourrit de publications faites sur le site par les internautes pour pouvoir évoluer et se développer.

Jeudi 26 Mars – *Créations imaginaires, créations d’imaginaires* – Télécom & Management SudParis Amphithéâtre 11 – 15h
Président de séance : Yannik Fronda

Erika Thomas
« Des livres et des cendres »: la création numérique comme avatar d’une psychanalyse Dans quelle mesure la création numérique, affranchie des considérations de genres, peut-elle tenir lieu d’un imaginaire contenant (nouveau moi-peau) proche de celui qui se déploie dans une psychanalyse? En 2007, une fertile insomnie m’a décidée à entreprendre une psychanalyse particulière qui prendrait la double forme d’une performence artistique et d’une création numérique à l’intérieur de laquelle co-existerait le documentaire, la fiction et l’art-vidéo.

Patrick Fontana & Pierre-Yves Fave
Lecture(s) de bouche(s) Lecture(s) de bouche(s) est une vidéo performance autour de l’oeuvre poétique de Gherasim Luca. Les outils numériques sont ici sans cesse remis en tension par le geste plastique et les hasards de la matière. La performance Lecture(s) de bouche(s) est ainsi la restitution d’un voyage dans les mots et les strates des identités sociales qui les portent, rendant hommage à un parler français d’ailleurs qui déploie de nouveaux territoires de la langue.

Fabio Paolizzo
The Interactive Musical System and an Aware Usage of Technologie V.I.V.O (Video Interactive Vst Orchestra) est un logiciel  interactif pour la performance musicale en « live » qui peut adapter sa production musicale pour refléter le comportement de l’utilisateur. Ce concept est basé sur un corpus de théories qui pose la problématique de la relation entre l’Homme et la technologie musicale. Ce système donne, aux artistes musiciens, une capacité de création flexible et immersive

Vendredi 27 Mars – *Surveillance globale* – Théâtre de l’Agora – 18h30
Eric Sadin

Nous vivons dans un monde sous surveillance. Mais quelles formes prenent aujourd’hui des nouveaux dispositifs de contrôle et en quoi sont-ils différents des pratiques du siècle dernier ? Comment modifient-ils notre rapport au monde et aux autres ? Vont-ils jusqu’à menacer le droit à la vie privée ? – Un big brother désincarné, dont nous sommes à la fois victimes et complices, opère désormais en chacun de nous. Enseignant à l’École supérieure d’art de Toulon, professeur invité auprès de l’ECAL de Lausanne, Guest Professor à l’Université d’art lamas (Japon), Eric Sadin explore plus particulièrement les mutations contemporaines qui transforment nos rap- ports à l’écrit. Surveillance Globale, Enquête sur les nouvelles formes de contrôle est sorti en février 2009 aux éditions Flammarion (collection Climats). L’artiste sera présent à l’issue de la conférence pour une séance de dédicaces.